Publié dans Vitriol par , le 29 novembre 2011 | Mots-clés :

Borné : adj. se dit de toute personne qui refuse d’admettre que j’ai raison et d’adhérer à mon point de vue.

Encycl. : une personne bornée est généralement caractérisée par ses frustrations (nombreuses) et ses refoulements, car ses idées ne peuvent pas découler d’un raisonnement cartésien, mais seulement d’une succession de névroses.

Le traitement classique de la bornitude est le baillonnement, car le borné risque de répandre et de diffuser ses idées subversives, sur un blog par exemple. Il n’existe pas d’autre remède efficace, car lui démontrer par A+B que sa bornitude procède de son existence douloureuse et de ses peurs ne suffit pas à lui faire admettre que son opinion n’en est pas moins défendable voire valide.

Comme tous les empêcheurs de tourner en rond, le borné est de mauvaise foi. C’est le méchant de l’histoire, particulièrement mal vu par ses semblables opportunistes qui pensent ce qu’il faut au moment où il le faut, en toute bonne foi évidemment.

Le borné n’est jamais le mec super tolérant, qui lit Télérama, qui écoute France Inter, qui aime son prochain, qui met ses gosses dans le privé “parce que c’est plus près” et qui vote Besancenot. En fait, le borné est souvent de droite, donc pas intellectuel. Ce qui fait qu’il n’a pas le droit de partager ses pensées, puisqu’il pense mal.

Enfin, il est généralement admis que le borné, comme le raciste, c’est toujours l’autre.

Inspiré par les commentaires intelligents et constructifs de Bodin dans l’article Eh Mademoiselle, t’es trop charmante !

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