blogs_et_reseaux

Réseaux sociaux + Google

La jungle des réseaux sociaux s’est encore enrichie avec l’apparition de Google+. Il est de bon ton, dans la blogosphère, que chaque blogueur l’essaie et donne son avis dessus. C’est mon tour.

C’est officiel : j’en ai assez ! Assez de tous ces médias qui me pourrissent la tête d’informations dont 75% sont inutiles et/ou inintéressantes. Assez d’être assailli par ces flux continus de données qu’il faut traiter, analyser, et ingurgiter, quand on est un blogueur sérieux et qu’on surveille un peu ce qui se passe dans le petit monde des blogs, dans celui de la politique ou des nouvelles technologies où tout devient si vite obsolète que partir deux semaines en vacances à 1000 miles de la 3G et du wifi vous donne l’impression d’être devenu un dinosaure. Cf coreight.

Avec Google+, j’ai retrouvé le charme du Facebook d’il y a 4 ans (déjà !) : un cénacle peu mais bien fréquenté, où l’on prend ses marques et où l’on s’efforce de partager du bon. Ça ressemble furieusement à Facebook, le « j’aime » devient +1, la confidentialité est un peu mieux gérée, Buzz est intégré, mais globalement, rien de bien différent, si ce n’est qu’il promet de pouvoir gérer séparément la famille, les collègues et les amis en garantissant que les photos de beuvries ne finiront pas sur l’écran du patron.

Pas vraiment une révolution, en somme.

J’ai décidé de laisser tomber tout ça.

J’ai un blog, c’est mon moyen d’expression privilégié : réglé au millimètre, construit sur mesure après des centaines d’heures de travail, j’y fais et j’y raconte ce que je veux comme je le veux. Pourquoi continuer à perdre du temps sur les réseaux sociaux ? Pour surveiller la vie de contacts qui ne me disent même pas bonjour dans la rue ? Pour ne pas manquer la dernière vidéo à la con ?

Un petit programme nommé LinksAlpha se charge pour moi de mettre à jour Facebook, Twitter, Linkedin et Google Buzz en y publiant mes derniers articles. Autant que je n’aurai plus à faire, tout en permettant à mes contacts qui utilisent ces réseaux de continuer à me suivre.

Quant à moi, Mozilla Thunderbird configuré avec les flux RSS adéquats sera mon seul outil de veille et ira me chercher tout seul les articles des blogs que je fréquente. Je centralise, je cesse de m’éparpiller et de gaspiller un temps précieux, que j’espère investir dans certaines activités que j’ai cessé de pratiquer : la lecture (de vrais livres) en particulier.

Je crois que les choses les plus intéressantes sont en dehors des flux de données et de l’agitation artificielle du web, de cette rage, cette frénésie, d’informer et de s’informer pour mieux tromper son angoisse du lendemain. On tombe dans la culture du « toujours plus vite » qui rend la société inhumaine parce que son rythme, celui qu’on lui impose, est inhumain. Le retour aux fondamentaux et à l’essentiel, ça ne fait pas de mal.

Je conserverai Twitter, tout de même parce que j’aime les échanges qu’il permet, même si les 160 caractères autorisés sont assez frustrants. Et pour les contacts, on n’a jamais rien fait de mieux que les mails ou le téléphone, avec ses vrais amis.

Comme disait Pangloss, allons cultiver notre jardin… Bienvenue dans ma vie 3.0.