Publié dans Société par , le 26 septembre 2010 | Mots-clés :

Résumé d’une conversation que j’ai eu l’autre jour à l’IUT :

«  Eux — Tu vas manifester jeudi [23 septembre, NDLA] ? 
Moi — C’est quoi cette fois, le sujet de la baston ? 
— C’est contre la réforme des retraites
— Non, je n’irai pas : d’une part j’ai cours, d’autre part je ne me sens pas concerné. 
— Tu te rends compte de ce que tu dis ? Ça te dis de bosser jusqu’à 70 ans ? Parce que si nos parents travaillent jusqu’à 62 ans, nous on ne sait pas jusqu’à quand durera la plaisanterie … Et pis la retraite, c’est l’âge où tu peux enfin profiter de al vie et de l’argent que tu as gagné.
— C’est vrai, mais d’un autre côté, les retraites, il faudra bien les payer. Nous payerons celles de nos parents (et cher), et nos enfants feront de même. C’est un combat perdu d’avance parce qu’il n’y a pas d’alternative. 
— Oui mais quand même, tu veux aller bosser en petite chaise ? 
— Écoutez les gars, moi je veux faire de la recherche. C’est pas franchement un métier pénible. D’ailleurs, tous les chercheurs que je connais, le CNRS les a mis dehors à 67 ans. Eux auraient aimé continuer. (cf le Prof. Luc Montagnier). Je comprends que 62 ans, ça angoisse les ouvriers. Mais quand on a le cul sur une chaise … 
— Oui, mais si on était à la place des salariés actuels, on serait bien contents que les jeunes se mobilisent avec nous ! 
— Vous faites grêve si vous voulez. Mais avant de penser à la retraite, vous devriez peut-être penser au travail. Je vous rappelle que vous n’avez pas de diplôme (à part le bac, mais bon …) et que vous n’avez pas de profession. Vous faites ce que vous voulez, mais moi je ne joue pas au con avant d’avoir une situation. Chacun sa merde. »

Et jeudi, tout le monde était en cours …

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