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Chronologie

Les Etrusques sont un peuple de pirates apparu à l’origine en Toscane et qui occupa par la suite tout le reste de l’Italie, entre le VIIIème et VIème siècle avant J.C. .

Période En Étrurie Dans le reste du monde
Xème s. av. J.C. Fin de la civilisation du bronze  
IXème s. av. J.C.

début de la civilisation du fer

culture Villanovienne

1600 : apogée de la civilisation mycénienne

1200 : déclin de la civilisation mycénienne

VIIIème s. av. J.C.

apparition de la civilisation étrusque

navigation des Étrusques dans la Tyrrhénienne méridionale

début de la colonisation hellénique en Italie

750-725: fondation de Cumes

743: fondation de l’empire Assyrien

776 : premiers jeux olympiques en Grèce

VIIème s. av. J.C.

premières inscriptions étrusques découvertes à Caere et Tarquinia

développement de la culture orientalisante

tumulus et tombes avec fresques, au riche mobilier

puissance maritime étrusque

développement de l’exploitation des mines, de l’artisanat, du commerce

616-578: avec Tarquin L’Ancien commence la dynastie des rois étrusques à Rome

671: conquête assyrienne de l’Égypte

612: chute de Ninive, fin de l’empire assyrien

VIème s. av. J.C.

limites extrêmes de l’empire étrusque

expansion étrusque dans la plaine du Pô

fondation de la Dodécapole (ligue des douze villes)

550: alliance étrusco-carthaginoise contre les grecs

540: victoire navale étrusco-carthaginoise au large d’Alalia (Corse

expédition étrusque échouée contre Cumes

éclosion de Capoue étrusque

587: destruction de Jérusalem

560-543: Crésus, roi de Lydie

509: expulsion de Tarquin le Superbe et fin de la monarchie étrusque à Rome – début de la République

504: le roi de Clusium Porsenna à Rome

505: le roi Porsenna défait

522-486: Darius roi de Perse

Vème s. av. J.C

482: début de la guerre Véies-Rome

474 – 453: victoires de Syracuse sur la flotte étrusque au large de Cumes, villes côtières, l’Elbe et la Corse

430: chute des villes étrusques de Campanie, par l’action des Samnites

406: siège de Véies par les Romains

500: révolte ionienne

494: destruction de Milet

499-429: Hérodote

480 : victoire des Grecs à Marathon

446-429: Périclès à Athènes

427-347: Platon

403: Denis Ier de Syracuse maître de la Sicile

IVème s. av. J.C.

396: prise de Véies par Rome invasion des Gaulois dans la vallée du Pô

374: pillage de Pyrgi de la part de Denis Ier de Syracuse fin de la maîtrise maritime étrusque sur la Tyrrhénienne

358: guerre de Tarquinia et Caere contre Rome

307: Étrusques obligés à la paix avec Rome

302: Rusellae occupée par Rome

déclin de Spina

399-322: Socrate, Platon, Aristote

336-323: conquêtes d’Alexandre le Grand

IIIème s. av. J.C.

300: colonie romaine à Pyrgi

280: chute de Volsinies et Vulci

205: tributs de guerre des villes étrusques

298-290: troisième guerre samnite

270-100: éclosion ed expansion de l’hellénisme

IIème s. av. J.C.

191: colonie romaine de Castrum Novum

183: colonie romaine de Saturnia

181: colonie romaine de Graviscae

146: destruction de Carthage par les Romains
Ier s. av. J.C.

82: tueries de Sylla en Étrurie

79: capitulation de Volterra

40: l’Étrurie devient la VIIème Région romaine

90-98: guerre sociale: Sylla contre Marius

44: mort de César

42: bataille de Philippes

Ier s. ap. J.C. Claudius écrit les Tyrrhenikà  

Origines

L e peuple des Étrusques, appelés Tyrrhéniens par les Grecs et Étrusques ou Tusci par les Romains, se définissaient eux-mêmes par le nom de Rasenna. Connus dès l’époque du poète grec Hésiode en 700 av. J.C., les témoignages archéologiques prouvent qu’à ce moment-là déjà, dans la région définie Étrurie, correspondant à une vaste zone de l’actuelle Italie centrale, commençait à se répandre une très grande civilisation. D’où provenaient-ils? Il y a trois hypothèses sur leur origine, qui ont occupé pendant des siècles les chercheurs:

  • origine orientale, d’après laquelle ils proviendraient d’une population qui serait arrivée en Italie par la mer
  • origine nordique, d’après laquelle ils proviendraient d’une population de l’Europe du nord qui serait parvenue en Italie en traversant les Alpes Rhétiques
  • origine autochtone, c’est-à-dire qu’ils seraient les descendants des proto-italiques, des populations habitant la péninsule avant même l’invasion indo-européenne.

Il est certain, quoi qu’il en soit, que la population la plus importante de la péninsule italienne à l’Âge du Fer, celle qui a présenté des caractéristiques culturelles communes, est la civilisation Villanovienne , comme on l’appelle habituellement, qui a certainement un rapport avec les Étrusques, soit qu’ils en proviennent, soit qu’ils aient dû s’y intégrer.

Actuellement, la recherche sur les origines extérieures a été abandonnée au profit d’approfondissements plus pertinents, ainsi qu’il apparaît des conclusions auxquelles sont parvenus la majeure partie des chercheurs modernes.

Territoire

Par Étrurie on désigne traditionnellement une zone délimitée par la Mer Tyrrhénienne à l’ouest, au nord et au sud par deux rivières, respectivement l’Arno et le Tibre, à l’est par la chaîne des Apennins. On a coutume, en outre, de distinguer deux parties l’une septentrionale et l’autre méridionale, que séparent encore une fois deux rivières: le Fiora, qui se jette dans la Tyrrhénienne, et le Paglia, affluent du Tibre.

À l’époque des Étrusques les deux zones étaient très différentes: dans la partie septentrionale il y avait de fertiles vallées alluviales, des plaines et de fort riches collines de roche calcaire et de grès où se développèrent des villes telles que Clusium, Cortone, Pérouse et Fiesole. La partie méridionale, où s’épanouirent les populations les plus anciennes, était une région volcanique se caractérisant par des reliefs montagneux en couronne autour de lacs d’origine volcanique, avec des roches tufacées que l’érosion dessinait en pics et plateaux séparés par des gorges et des ravins, paysage sauvage recouvert en grande partie de forêts et de maquis. Les villes, à l’instar de Tarquinia, Vulci, Caere, et Véies, se dressaient sur des collines au confluent de fleuves et torrents, pour s’assurer une protection naturelle. L’une comme l’autre de ces deux parties aboutissaient à une bande côtière aux plages basses s’alternant à des promontoires rocheux, à des lagunes, à des marécages. Mais au-delà de la région définie comme Étrurie, il y a d’évidents témoignages de l’expansion des Étrusques dans la Plaine du Pô , sur la côte adriatique et en Campanie.

La région côtière était sans doute insalubre. Nous possédons de nombreux renseignements grâce aux sources historiques sur cet état de choses. Ainsi Pline le Jeune affirmait que sur la côte soufflait un air malsain et miasmatique. Le poète Rutilius Namatianus décrivait la côte étrusque entre Gravisca et Cosa comme un paysage de ruines et de puanteur. La malaria était un problème de cette région, au tout début de la civilisation étrusque, surtout parce qu’on ne lui connaissait pas de remèdes. Il est probable toutefois que les Étrusques parvenaient à en réduire nettement la diffusion grâce à des ouvrages de génie hydraulique, où ils étaient passés maîtres (ainsi que le prouvent les égouts et les travaux d’écoulement des eaux qu’ils réalisèrent à Rome au cours de la période de la monarchie). Ils surent donc promouvoir des ouvrages d’assainissement et de drainage, en plus du déboisement et du réaménagement des sols, et mettre au point des méthodes sophistiquées de construction, publique et privée, palliant ces inconvénients.

En tout cas, les différents groupes éprouvant des difficultés à communiquer entre eux, les différentes villes adoptèrent la typologie de la cité état, largement indépendante, comme ce fut le cas en ce qui concerne les premières villes grecques, les polis.

L’Étrurie produisait des céréales en abondance, au point de constituer dans certaines circonstances le grenier de Rome: des blés tendres, durs, de l’épeautre, du millet. Les vins Étrusques étaient connus et appréciés par les Grecs et les Romains. On cultivait le lin pour en faire des vêtements, des voiles, des filets pour la chasse et pour la pêche. Les oliviers ne manquaient pas, ni les arbres fruitiers. Et ce n’étaient certes pas les outils qui faisaient défaut, puisque les Étrusques ne manquaient pas de métaux ni d’artisans accomplis pour en fabriquer de toutes sortes: houes, bêches, serpes, faux, charrues.

Profitant de riches pâturages on élevait vaches, cochons, chevaux, moutons et même les abeilles. Curieusement, on rappelle que les Étrusques avaient l’habitude de conduire les troupeaux de porcs grâce à une sorte de clairon, le buccin. La pêche aussi était florissante, ainsi que nous l’apprend, entre autres, le site de Pyrgi, l’un des principaux points d’approvisionnement même pour les marchés romains, où l’on pratiquait intensément la pêche au thon.

Les ressources minières étaient les plus importantes du monde civilisé de l’époque. Leur base était surtout l’île d’Elbe et ses gisements. Là, l’extraction du fer fut précédée de celle du cuivre. Le matériau était transporté à Populonia, sur la côte en face de l’Elbe, où il y avait une grande fonderie; les forges étaient situées ailleurs. L’une de celles-ci, fort importante, se trouvait à Pouzzoles, en Campanie.

Langue

La langue étrusque a exercé depuis toujours un attrait extraordinaire sur le grand public, jusqu’à constituer ce que depuis toujours on appelle populairement le “mystère étrusque”. Aujourd’hui encore, beaucoup croient que les textes étrusques sont totalement obscurs, et en attendent le “déchiffrage”. En réalité, il ne s’agit pas de trouver “une clef”, car on comprend déjà beaucoup de choses, mais simplement d’approfondir la connnaissance globale sur la base d’études plus larges qui concernent la culture, les événements historiques, le contexte du monde civil dans lequel l’on utilisait la langue étrusque, dont la connaissance, quoi qu’il en soit, demeure assez limitée. On ne peut donc pas en parler en termes de “mystère” mais en termes de “difficulté”.

La première et la plus grave des difficultés de la langue étrusque est liée au fait qu’il s’agit d’un langue isolée, puisque, tout en présentant des ressemblances avec des idiomes méditerranéen et indo-européens, elle ne trouve pas sa place structuralement dans aucun des groupes linguistiques que nous connaissons. La deuxième difficulté est l’insuffisance du matériel à disposition: les sources directes et indirectes sur lesquelles on s’appuie aujourd’hui pour l’étude de l’étrusque sont presque exclusivement des inscriptions, actuellement au nombre d’environ 20.000, chiffre qui va probablement augmenter au fur et à mesure que seront entreprises des fouilles archéologiques; malheureusement il s’agit d’inscriptions trop courtes et à caractère extrêmement monotone et répétitif du fait de leur nature funéraire et votive: nom du défunt, fonctions exercées de son vivant, noms de membres de sa famille, parfois noms de dieux impliqués dans la vie du défunt dans l’au-delà. La troisième difficulté réside dans l’absence d’instruments directs de traduction des mots, des glossaires bilingues en quelque sorte, sauf de rares petits exemples comme les lames de Pyrgi.

Mythologie

Le culte des morts

Une grande partie des connaissances que nous possédons en ce qui concerne la civilisation des Étrusques proviennent des tombes (inscriptions, peintures, sculptures, mobilier, etc.). Naturellement tout ce matériel nous fournit beaucoup d’informations sur leur manière de considérer la vie après la mort et quelle sorte de culte était réservé aux défunts. Nous possédons donc des preuves irréfutables du fait qu’on réputait, suivant une croyance répandue en Méditerranée, que l’individualité du défunt puisse survivre à ses dépouilles mortelles, à l’endroit même où son corps était inhumé ou incinéré. Il s’ensuit l’exigence de faciliter cette survie de la part des conjoints par l’aménagement du sépulcre comme une maison, entourant le défunt de ses bijoux, de ses habits, de ses armes le cas échéant, et lui assurant de la nourriture et des boissons.

Se formèrent ainsi de grands ensembles de tombes disposées en rangs, séparées par des chemins, qui constituaient de véritables villes des morts (necropolies), comme nous le montre les exemples de Caere (Cerveteri) et de Tarquinia. Les tombes les plus grandes étaient souvent des imitations des maisons et révélaient le luxe et le goût artistique des nobles étrusques.

À l’origine on ne pratiquait presque exclusivement que le rite de l’incinération, mais ensuite rares furent les villes qui continuèrent de le pratiquer car on lui préféra le rite orientalisant de l’inhumation. Dans les rituels de l’incinération, les cendres étaient conservées dans des urnes à la forme d’habitation ou dans des vases qui essayaient de reproduire les traits du mort, mais au cours d’une période ultérieure les corps étaient déposés sur des lits creusés directement dans la roche ou dans des sarcophages de terre cuite ou d’un autre matériau.

La Religion

Les étrusques étaient considérés comme un peuple très religieux, mais nous sommes enclins à penser qu’il ne s’agit là que d’un lieu commun dérivant en grande partie d’allégations d’écrivains anciens. Tite-Live, par exemple, a écrit que c’était “un peuple se livrant davantage et particulièrement aux pratiques religieuses, car il s’y signalait par le fait de savoir mieux les cultiver”. En réalité il ne semble pas pour les Étrusques la religion ait joué un rôle plus important que chez d’autres peuples, tels que les Romains ou les Grecs. On peut relever, en revanche, que la religiosité étrusque, par rapport aux deux autres citées, fut d’une méticulosité dans le culte tout à fait exceptionnelle, mettant en évidence la conformité et le scrupule des hommes face à la volonté des dieux, qu’on essayait de connaître et d’interpréter en toute circonstance. On peut en déduire un effacement de la volonté humaine devant la puissance extrême de la destinée et un sentiment de la valeur du sacré que Romains et Grecs n’ont jamais connu.

Dans la mythologie divine et héroïque, l’influence des mythes grecs est un élément fondamental, ainsi qu’on peut le remarquer des figures qui nous sont parvenues grâce aux différents documents (fresques, figures sur des vases), au point qu’on ne peut pas parler de légendes originales indigènes totalement étrangères au monde grec.

À titre de curiosité, on peut rappeler que les Étrusques, d’après l’examen des signaux transmis par les divinités, avaient déduit qu’à leur peuple n’avaient été accordés que dix siècles d’existence: on peut aujourd’hui constater qu’ils n’étaient pas loin de la vérité.

Vie sociale

La reconstitution de la vie qui se déroulait dans les belles maisons des riches Étrusques ne présente pas trop de difficultés, grâce à la découverte de nombreuses scènes de la vie quotidienne dans les fresques des tombes au mobilier le plus riche. On ne peut en dire autant de la vie des classes moins privilégiées, à commencer par celle des esclaves, fort nombreux en Étrurie, butin souvent de batailles navales.

De la vie des classes nobles, un détail qui mérite d’être souligné concerne la position plus évoluée que la femme occupait dans la hiérarchie sociale, puisqu’elle pouvait participer aux banquets et aux fêtes de manière complètement paritaire par rapport aux hommes. À l’époque archaïque, les femmes et les hommes participaient aux banquets étendus sur le même lit. On présume que ceci et d’autres considérations poussèrent les Grecs à considérer comme un grand scandale la liberté formelle de la femme étrusque, si différente de la ségrégation de la femme grecque, surtout à l’époque archaïque. Mais à partir des Vème-IVème s. av. J.C. les femmes étrusques ne participaient plus aux banquets étendues sur le lit comme les hommes, mais assises, suivant l’usage qui se généralisera ensuite dans le monde romain.

En général, les représentations de banquets telles que celles des tombes de Tarquinia des Léopards o du Triclinium, nous font assister à des scènes pleines de naturel et de simplicité. Il ne manque pas non plus de représentations de fêtes presque orgiaques, aux abondantes libations avec des danses accompagnées par des instruments comme la double flûte.

Une série remarquable de représentations se rattache à des jeux et à des spectacles, avec des courses de biges, des cavaliers, des lutteurs et des pugilistes, ou bien à des spectacles de nature mystique, musicale ou acrobatique. Dans certaines scènes de spectacles de lutte on peut déceler une anticipation des luttes des gladiateurs romains, où le plus fort se voyait offrir la possibilité de sauver sa vie au détriment du perdant. Un exemple de ce genre nous vient de la fresque de la tombe des Augures de Tarquinia, où un personnage masqué et barbu, désigné sous le nom de Phersu (correpondant au latin persona), avec un chien féroce en laisse se lance contre un individu à demi nu dont la tête est enveloppée dans un sac et qui se défend avec une massue.

L’Etrurie n’est pas une unité mais une multitude de cités états gouvernées par leurs propres monarques.

Influence sur Rome

Il y a de nombreuses traditions, liées surtout aux origines de Rome, d’où il s’avère possible de puiser, sans oublier la prudence qui s’impose, et toujours seulement après avoir retrouvé des preuves archéologiques.

Si l’on veut essayer de présenter un tableau de l’époque des Étrusques, il faut définir une période dite archaïque, qui va du IXème siècle au début du Vème siècle av. J.C., à laquelle correspond le plus haut niveau de prospérité de ce peuple. On peut ensuite repérer une période dite de déclin, jusqu’au IIIème s. av. J.C., et enfin la période de lente assimilation de la part du pouvoir romain, qui s’achèvera au Ier s. av. J.C., avec l’imposition de la citoyenneté romaine et aboutira à la fin véritable de l’Étrurie

Art

Des vestiges de peintures murales subsistent dans des tombes de Tarquinia, Orvieto et Veies, certaines datant de la fin du VIIème siècle avant J.C. . Les Etrusques représentaient principalement des scènes de danse, des rites funéraires et le monde de l’au-delà. Dans les thèmes et le style, on retrouve l’influence de l’art grec, les Etrusques ont développé leur propre style, riche, naturaliste et coloré.

Conclusion

La richesse de cette civilisation basée sur le commerce et les conquêtes commence à décliner dès 500 av. J.C., quand les Romains, qui étaient sous domination étrusque depuis un siècle, absorbèrent les cités de leurs anciens tyrans dans leur propre empire naissant.

Bien que trois rois de Rome aient été d’origine étrusque, ce peuple a tout de même été la victime des ambitions du jeune empire romain.

Sources

papier : l’Encyclopédie 2000 (France Loisirs), “ Histoire du Monde“ (Nathan), Le Petit Larousse 2002

Internet : www.comune.santamarinella.rm.it, moteur de recherche en langues anciennes de l’ Académie de Nancy-Metz

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